Racisme Corse : Le FIGARO récidive Imprimer

 

Droit de réponse demandé au Figaro par "L'Unione Corsa" d'Antibes

Messieurs,

Vous avez fait paraître dans votre édition du 8 juillet un article sur les Corses signé de Monsieur François HAUTER.
Cet article est tellement caricatural que l'on a du mal à comprendre quel est son intérêt. Son auteur a peut-être délibérément choisi la provocation pour tenter de faire le "BUZZ" car il est évident qu'il ne peut se faire remarquer simplement par son talent littéraire ou journalistique.

Monsieur HAUTER, vous me faites penser à certains humoristes (des comiques) français trop lâches pour caricaturer un Rabbin ou un Imam et qui ridiculisent le Pape à longueur d'année. Vous appartenez à cette culture de la médiocrité où le choix de la cible est facile. Avec les Corses, vous ne risquez rien et vous le savez très bien.
Nous sommes une association Corse qui ne peut laisser ce genre de propos sans réaction. Nous aurions pu assigner
Monsieur HAUTER devant le tribunal correctionnel ainsi que le Directeur de publication sur le fondement de l'article 24 de la loi de 1881 qui sanctionne pénalement la provocation à la discrimination ou à la haine raciale.
Imaginez une seconde quelle aurait été la réaction des diverses associations contre le racisme si à la place du mot "CORSES" l'auteur avait employé celui "d'ARABES" ou de "JUIFS" d''ANGLAIS" DE "CHINOIS" ou autres !
Cependant, malheureusement pour certains peuples comme les Corses, les Bretons ou les Basques, le droit français ne reconnait pas leur existence au motif très pratique que ces derniers ne seraient qu'une composante du peuple français.
"CQFD", ils peuvent donc être insultés au motifs de leurs origines, lieu de naissance etc.. l'auteur de l'article n'encourt aucune sanction pénale !
Moralité, la France "Pays des droits de l'homme" fait elle-même la distinction entre les peuples qui ont droit à la protection de la loi et ceux qui peuvent faire l'objet d'infractions aux droits de l'homme sans que les auteurs de ces infractions ne risquent la moindre sanction !
Nous espérons donc que votre Directeur de publication aura au moins l'honnêteté intellectuelle de nous accorder un droit de réponse puisque le droit français prive " une partie de sa composante"  du droit à protection que la France reconnait à juste titre aux peuples du monde entier.

Jeannot Magni - Président de l'association "L'Unione Corsa" d'Antibes